Jacques-alain miller (extrait du colloque de guitrancourt 15 aout 1988)
le diplôme de psychanalyste n’existe dans aucun pays au monde. il ne s’agit pas d’un hasard ou d’une inadvertance : la raison en est liée à l’essence même de la psychanalyse… l’expérience est conduite en france depuis quatorze ans à paris.. elle fut à l’origine de la création de la section clinique de bruxelles et de barcelone de londres madrid et rome mais aussi en france pour la première fois à bordeaux.
il faut déterminer clairement ce qu’est et ce que n’est pas cet enseignement.
il est universitaire il est systématique et gradué il est dispensé par des responsables qualifiés et conduit à l’obtention de diplômes il n’est pas une habilitation lacanienne que cela se situe à paris rome ou bordeaux que cela soit proposé par des organismes publics ou privés. ceux qui y assistent sont appelés participants terme préféré à celui d’étudiants pour souligner l’importante initiative qu’ils devront prendre- le travail fourni ne sera pas extorqué : cela dépend d’eux il sera guidé et évalué.
il n’est pas paradoxal d’affirmer que les exigences les plus sévères concernent ceux qui se mesureront avec la fonction d’enseignants du champ freudien fonction sans précédent dans son genre : puisque le savoir se fonde dans la cohérence trouve sa vérité seulement dans l’inconscient en d’autres termes dans un savoir dont personne ne peut dire “je sais”. cela signifie que cet enseignement ne peut être exposé que s’il est élaboré sur un mode inédit même s’il est modeste… il commence avec la partie clinique de cet enseignement…
en conformité avec ce qui autrefois a été fait sous la direction de lacan nous avançons petit à petit. dans un même temps les présentations de malades compléteront l’enseignement